Opportunités d`investissement

Opportunités d`investissement

by YonNGer

Le sous-sol, nigérien est riche en ressources minérales.  Il regorge d’importantes  réserves d’uranium, de fer, de phosphates, de charbon, de sel, de natron, d’or, de calcaire, de gypse, etc.

Le potentiel en uranium

Les principaux gisements d’uranium se trouvent dans la région de l’Aïr. Les ressources géologiques sont estimées à 363000 tonnes.

  • 7 permis en exploitation
  • 89 permis de recherches
  • 135 demandes de permis de recherche
  • 327 libres

Le potentiel en charbon

Les principaux gisements de charbon se trouvent dans la région de l’Aïr et la région de l’Ader Doutchi. Les ressources géologiques sont estimées à :

  • 11,4 millions de tonnes dans la région de l’Aïr.
  • 30 millions de tonnes dans la région de l’Ader Doutchi.
  • 1 permis en exploitation
  • 2 permis de recherches
  • 1 demande de permis de recherche
  • 48 libres

Le potentiel en fer

Les principaux gisements de Fer du moyen Niger sont ceux de Say, Kollo, Ader Doucthi et Damagaram mounio.

Les ressources géologiques de Fer des massifs de Termit (ZINDER) et d’Agadem sont  estimées à 8 milliards de tonnes

Aucun permis délivré pour le fer, cinq demandes en cours et 34 libres.

Le potentiel en Phosphate

Ader Doutchi : les ressources géologiques de phosphate   sont estimées à plus de 7 millions de tonnes.

Il faut aussi rappeler que le Niger à vocation agro-pastorale, a besoin chaque année d’environ 70.000t d’engrais qui passeront à plus de 100.000 t dans le futur, vu la croissance actuelle du nombre de bouches à nourrir.

Région du Parc du W :

  • Réserves prouvées de l’ordre 207.462.533 tonnes de minerai.
  • Réserves possibles: 374.025.097 tonnes.
  • Réserves géologiques estimées à 1.254.552 tonnes de minerai

Le potentiel en Or

Liptako : Les ressources géologiques d’or se trouvent dans les ceintures de roches vertes birimiennes du liptako. Des indices importants sont actuellement étudiés dans les régions de : saoura, koulbaga, Tialkam, Deba, Tiawa, KomaBangou, Sefa Nangue par plusieurs sociétés de recherche minières.

Damagaram Mounio et Sud Maradi : D’importants indices d’or sont signalés au sud de Gouré (Indice de Ngaarba) et aussi dans les niveaux superficiels des alluvions sableux de Goulbi Maradi et Gabi. Lors des levés aéroportés en 2006 par FUGRO, des importantes anomalies sur des zones de cisaillement ont été décelés

Aïr : Des indices ont été signalés dans les formations granitiques de Tarouadji, en inclusions dans la cassitérite ou dans des cristaux de quartz ; on y rapporte la mise à jour d’une pépite de 10g/t et aussi dans le Tafassasset.

– 2 permis en exploitation, 15 permis de recherche sont octroyés, 22 demandes et 46 libres.

Le Niger, pays producteur de pétrole depuis Novembre 2011, a un potentiel pétrolier lié à deux grands bassins sédimentaires qui couvrent 90 % du territoire national ; bassins susceptibles d’abriter des hydrocarbures (gazeux, liquides ou solides).

Le Niger en collaboration avec l’Algérie et le Nigéria envisage la construction du gazoduc transsaharien Nigéria-Niger-Algérie pour le transport des hydrocarbures vers l’Europe.

Le cadastre pétrolier du Niger dispose de :

  • 4 blocs sous licence (KAFRA, BILMA, TENERE et AGADEM).

Le bloc d’Agadem fait l’objet depuis novembre 2011 d’une exploitation.

  • 34 blocs sont libres.
  • 30 demandes de permis de recherche sont en cours d’examen.

En matière d’énergie, le Niger envisage :

  • La promotion de l’hydroélectricité sur le barrage de Kandadji avec une centrale de 130 MW sur le fleuve;
  • La construction d’une 2ème centrale thermique à charbon à Salkadamna. L’étude de faisabilité est en phase de bouclage. Le potentiel est estimé entre 200 et 500 MW.
  • La promotion des centrales solaires.

En matière de développement industriel, les opportunités sont offertes grâce aux produits agro-pastorales à fort potentiel de transformation et de valorisation industrielle portant essentiellement sur le niébé, le souchet, l’oignon, les cuirs et peaux, la viande et le lait, etc.

En dehors des Industries existantes, les opérations suivantes sont prévues pour les années à venir :

  • la construction de deux nouvelles cimenteries dans la région de l’Ader;
  • la création d’une nouvelle zone industrielle à Niamey.

Des opportunités d’investissement existent :

  • Dans le domaine des transports:
  • la création de sociétés de transport ;
  • le renouvellement du parc automobile de transport public ;
  • la promotion des moyens intermédiaires de transport notamment en milieu rural;
  • la création d’une compagnie de transport aérien viable ;
  • la réhabilitation de l’aéroport international de Niamey ;
  • la mise en normes internationales des aéroports d’Agadez, de Zinder et de Maradi ;
  • la réalisation du port sec de Dosso ;
  • la boucle ferroviaire (Cotonou-Niamey-Ouagadougou-Abidjan).

Les études relatives à tous ces projets sont disponibles.

  • Dans le domaine des services de communication :
  • l’établissement et l’exploitation des réseaux et services de télécommunication.
  • le projet de réalisation d’un réseau backbone national en fibre optique,
  • la réalisation de projet e-gouvernement et l’attribution de deux (2) licences de 3ème génération.
  • la privatisation de la Société Nigérienne des Télécommunications et sa filiale Sahel Com ;
  • le projet de migration vers la radio diffusion numérique terrestre.

Pour faciliter l’exercice de l’activité en matière de télécommunications et les TIC, il a été adopté un document de politique sectorielle des télécommunications/TIC et la transposition du cadre communautaire d’harmonisation des politiques et réglementations des technologies de l’information et de la communication, viendront créer un environnement plus propice aux investissements dans le secteur des TIC au Niger.

  • Dans le domaine de l’urbanisme :

Le Niger présente d’énormes opportunités d’investissements dans l’urbanisme notamment dans le cadre du programme Niamey Nyala:

  • La rénovation du centre-ville de Niamey
  • L’aménagement du plateau de SAGUIA
  • L’assainissement des villes
  • La rénovation de la zone administrative
  • L’aménagement de la corniche YANTALA-GAMKALE
  • L’aménagement du GOUNTY YENA
  • La construction de 5000 logements

Les programmes agricoles prioritaires proposés pour la recherche d’investissements complémentaires d’ici 2015 sont :

  • Réalisation de 40 000 ha, sous irrigation dont 10 000 ha d’anciens périmètres à réhabiliter, 10 000 ha de périmètres à créer,  10 000 ha de petits périmètres communautaires nouveaux (dont 1 000 ha pour les femmes et 9 000 ha pour les petits exploitants agricoles familiaux)  et 10 000 ha de périmètres d’agro-business (ouvert aux investisseurs privés);
  • Réalisation des productions fourragères sur 10 000 ha et la création de 500 fermes modernes d’élevage (ouvert aux investisseurs) ;
  • l’acquisition d’intrants agricoles (semences, engrais, produits phytosanitaires, etc.) et aux équipements pour la production (matériels d’irrigation, tracteurs, batteuses de mil, sorgho et riz, décortiqueuses de riz et d’arachides; hacheuses de pailles,   plates-formes multifonctionnelles, etc.) ;
  • la réalisation et /ou la réhabilitation de 300 ouvrages de mobilisation de l’eau (barrages, mares artificielles, seuils d’épandage) à usages multiples (agriculture, élevage, pêche, AEP…) et de 20 forages profonds agricoles ;
  • la construction /réhabilitation de 20 marchés à bétail (dont un grand marché sur la frontière avec le Nigéria), 20 marchés céréaliers, 30 comptoirs de commercialisation, 150 centres d’achat et de commercialisation et la réalisation de 1500 km de piste desserte ;

Les cultures de rentes constituent un potentiel pour l’agro-industrie, l’agro-business et l’exportation.

Il s’agit notamment de :

Niébé : le Niger est le principal producteur de la sous-région avec 1.517.142 tonnes en 2011. 

Oignon : le Niger est le premier producteur et exportateur de la sous-région avec une production de près de 600 000 tonnes en 2011. La variété violet de Galmi, propre au Niger est plus prisée de part son goût piquant unique et très caractéristique. Son aptitude à la conservation et à la transformation confère à cette variété des potentialités exportables avec des taux de matières sèches intéressants.

Souchet : le Niger produit deux types de souchet   (gros souchet et petit souchet) ayant des aptitudes de transformation importantes. Avec une production de 32 470 tonnes en 2008, la filière regorge des potentialités en termes de production et de demande en Europe, notamment Espagne où le souchet est utilisé dans les industries agroalimentaires comme substitut du malt dans les brasseries, la confiserie et la pâtisserie. 

Sésame : La production du sésame (filière émergente) connaît un essor considérable en raison de son importance économique et des opportunités d’écoulement sur le marché et son aptitude à résister à la sécheresse. Son marché est en plein essor à travers le monde. Cet essor se justifie par une augmentation des superficies et de la production entre 2009 et 2010.  En 2010, la production a atteint 85.000 tonnes et 88.517 tonnes en 2011 avec un rendement moyen est de 500 kg/ha. Des possibilités d’intensification et d’amélioration des rendements existent avec les variétés vulgarisées ayant de potentiel de 1,3 tonne par hectare.

Arachide : L’arachide est produite dans tous les régions avec une dominance dans les régions de Zinder, Maradi et Dosso. Depuis l’année 2006, on observe une relance de la production arachidière ce qui se justifie par une augmentation moyenne de production de +99% entre 2006-2010 (DS/MAG) avec un rendement moyen de l’ordre de 500kg/ha.

Gomme arabique : la production locale dépasse 4000 tonnes. Elle est susceptible de  progresser rapidement pour répondre à la croissance de la demande mondiale. On prévoit un quadruplement des exportations dans les années avenir.

D’autres cultures maraîchères telles que l’ail et le poivron, sont également des filières porteuses. Le programme IRRIGATION permettra d’accroître les capacités de production par la mise en valeur d’une superficie de 71 100 ha.

Un accent particulier sera mis sur les cultures à haute valeur nutritive et marchande, notamment les céréales, les cultures industrielles.

Le Gouvernement a adopté des mesures incitatives pour encourager davantage les opérateurs économiques dans la conquête des marchés régionaux et internationaux, ainsi que des mesures idéales pour assurer la compétitivité des unités économiques et des produits nigériens.

Le potentiel en élevage est considérable avec un effectif du cheptel estimé en 2010 à près de 37 950 000 de têtes, toutes espèces confondues.

Les cuirs et peaux avec plus de 3.000.000 de pièces par an, constituent un potentiel aussi bien pour la création de tanneries modernes que d’industries de transformation.

Les opportunités d’investissements sont offertes avec le lancement d’ambitieux programmes de développement de l’élevage dont :

  • le programme d’amélioration génétique des races bovines locales afin d’accroître les productions en lait et viandes,
  • les projets de développement laitier,
  • le projet de construction de la tannerie moderne de Malbaza et des usines d’aliment pour bétail à Niamey et à Zinder ;
  • la construction d’un abattoir frigorifique moderne à Niamey selon les normes internationales, d’une capacité de 40.000 tonnes de viande par an, la première du genre dans l’espace CEDEAO ;
  • la construction d’un marché à bétail sur la frontière avec le Nigéria, unique en son genre en Afrique ;

–   La construction d’une chaine d’abattoirs le long de la frontière du Nigéria, un marché de 160 millions de consommateurs, dont 20.000 tonnes de viande à Maradi.

Le secteur bancaire, constitué de 10 banques commerciales et d’une banque agricole, offre également des opportunités pour la création de banques d’investissement, d’habitat et l’accroissement du taux de bancarisation et  la couverture géographique du pays.

En matière d’assurance, le secteur est sous exploité avec seulement quatre compagnies pour un marché dynamique.

Le Niger envisage la création de banques commerciales et des établissements d’assurance en tous genres pour faciliter les transactions avec les investisseurs notamment britanniques et américains.

Le Niger est divisé en 8 régions qui sont : Niamey, Agadez, Dosso, Maradi, Tahoua, Tillabéry, Zinder et Diffa. Elles ont chacune des atouts naturels certains et des avantages comparatifs sûrs en matière de vestiges de civilisations séculaires comme l’archéologie, l’histoire, l’architecture traditionnelle, la culture, les Parcs et Aires Protégées, la faune, la flore, les arts et l’artisanat, etc.

Ainsi, le produit touristique nigérien est centré sur trois destinations :

Le « Tourisme Saharien » au Nord avec  le Massif de Montagnes Bleues de l’Aïr, les Oasis du Kawar, la Citadelle du Djado et les vastes et mythiques déserts du Ténéré, du Termit et du Tal, les Gravures Rupestres, les Cimetières de Dinosaures, le Sanctuaire des Addax, la Mosquée d’Agadez, la Source Thermale de Tafadek, l’Artisanat, etc.

Le « Tourisme fluvial » dans la vallée du Fleuve Niger est aussi un important pôle d’attraction touristique avec le Musée national, classé patrimoine mondial de l’Unesco, les Manifestations Culturelles et Rituelles, le Parc du W, les derniers spécimens de girafes en liberté d’Afrique de l’Ouest, une végétation tropicale préservée, ainsi qu’une large variété ornithologique et faunique.

Le « Tourisme culturel » est dominant dans le Centre -Est du Niger et présente une riche diversité culturelle et artisanale. Terres de grands empires africains comme celui du Kanem Bornou, des Cités – Etats Haoussas et de l’empire Peulh de Sokoto ou encore de sultanats influents comme celui du Damagaram.

 

Pour l’exploitation et la valorisation de ces potentialités le gouvernement envisage :

  • La Construction d’un Complexe Hôtelier de 5 Etoiles à Niamey dans la Zone de l’Aéroport International Diori Hamani ;
  • La Construction d’un Hôtel de Grand Standing à la Rive Droite (5ème Arrondissement) de Niamey ;
  • La mise en concession de l’hôtel Gaweye de Niamey ;
  • La Construction de Restaurant de Grand Standing à Niamey ;
  • L’Aménagement du Site Touristique du Désert de Tal (DIFFA) ;
  • L’Aménagement Touristique du site des Eaux de la Source Thermale de TAFADEK (AGADEZ) ;
  • La Valorisation de la Mare d’Albarkaïzé (DOSSO) ;
  • La Création d’un Centre de Formation aux métiers de l’hôtellerie et du tourisme ;
  • La Création d’une unité de Céramique et de poterie moderne à Boubon.

Tous ces projets peuvent se réaliser dans le cadre d’un partenariat public-privé.

L’artisanat nigérien est riche et varié et sa réputation a même transcendé les frontières nationales. Bien ancré dans les traditions séculaires du peuple, il s’adapte au contexte actuel orienté vers un modernisme et constitue un fort potentiel de croissance.

Les opportunités d’investissement sont offertes pour :

  • la production et la commercialisation des produits de la bijouterie, de la maroquinerie, du tissage, de la broderie traditionnelle, la vannerie, la sculpture sur pierre et de la pyrogravure ;
  • la Création d’une unité de Céramique et de poterie moderne à Boubon.