Investir au Niger

Investir au Niger

by YonNGer

Dans son programme de candidat à la magistrature suprême du Niger, le Président de la République SEM ISSOUFOU MAHAMADOU, élu à la suite d’élections libres démocratiques et transparentes reconnues par les acteurs politiques nationaux et les partenaires extérieurs, s’était engagé à faire du Niger un pays émergeant reposant sur des piliers solides.

Cette volonté a été clairement exprimée dans la Déclaration de Politique Générale du Gouvernement. Elle repose sur la sécurité des personnes et des biens, l’installation d’Institutions démocratiques et stables, une bonne Gouvernance, des libertés reconnues et protégées, mais aussi une économie  de croissance et de développement durable à travers la valorisation des ressources naturelles, le développement des infrastructures et l’intensification de la production agricole.

Le contexte sécuritaire et politique

Le point marquant est indéniablement la préservation du climat de sécurité et de paix, dans un contexte sous régional agressé par des conflits armées et toutes formes de menaces terroristes. En effet, la crise libyenne étendue et amplifiée par les mouvements séparatistes et terroristes au Mali a révélé la solidité du dispositif sécuritaire au Niger, ce qui fait apparaitre ce pays comme un îlot de stabilité et de paix, qu’il faut à tout prix préserver, afin d’empêcher la jonction de ces mouvements avec ceux qui opèrent au nord du Nigéria.

C‘est pourquoi le Président de la République a clairement indiqué que la sécurité est consubstantielle au développement économique et social. Il a ainsi opté en faveur d’une solution globale touchant à la fois les aspects sécuritaire, économique et administratif. Dans cette perspective, le Gouvernement s’est engagé à promouvoir et accélérer le développement économique et social, mais aussi à renforcer les capacités des forces de défense et de sécurité pour assurer la sécurité des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national. En l’occurrence, le Niger a fait le choix de plaider au profit d’une coopération plus forte entre les pays de la CEDEAO et les pays de la zone sahélo-saharienne, afin d’apporter des réponses communes à ces menaces qui se développent à l’échelle mondiale.

Pour consolider durablement ces actions le Gouvernement s’est attaché à installer au cours de sa première des institutions démocratiques fortes, crédibles et durables. Ainsi toutes les toutes les institutions de la République sont en place  et fonctionnelles (Assemblée Nationale, Médiature, Conseil Economique et Social, Haute Cour de Justice, Commission Nationale des Droits de l’Homme, Cour des Comptes, Conseil Supérieur de la Communication et la Cour Constitutionnel). L’exercice démocratique du pouvoir est ce fait une réalité,  elle assure la participation de toutes les forces vives de la nation à l’équilibre des pouvoirs.

De même, le Gouvernement œuvre sans relâche en faveur de l’instauration d’une culture de bonne Gouvernance, fondée sur les axes suivants :

  • La lutte sans faiblesse contre la corruption, les passes droits, les trafics d’influence et le détournement des deniers publics à travers plusieurs actions fortes : le renforcement des capacités des magistrats, le contrôle systématique des services judiciaires et pénitentiaires ; la création d’une Agence Nationale de l’Assistance Juridique ainsi que la création d’un site Web : justice.gouv.ne. De plus, une ligne verte pour recueillir les plaintes et les dénonciations et une Autorité de lutte contre la corruption on été a été installées. Enfin L’assainissement des finances publiques se poursuit avec le traitement des dossiers de délinquance économique et financière et   le bureau de lutte contre le blanchiment des capitaux, créé dans le cadre de l’Union Economique Ouste Africaine (CENTIF) a été renforcé et redynamisé.
  • La promotion de la liberté d’opinion et d’expression, avec l’adoption d’une loi dépénalisant le délit de presse, l’octroyé d’une subvention annuelle aux organes de presse indépendants. Pour conforter cette volonté SEM le Président de la République a signé la déclaration de la montagne de la table. Ce qui a amené Reporters sans frontières à reclasser le Niger de la 175ème place à la 29ème place en matière de liberté de presse au plan mondial et à la 4ème place au plan africain.
  • La promotion des droits de l’homme ; à ce sujet le gouvernement a réussi avec succès son passage à l’Examen Périodique Universel le 11 juin 2011 à l’occasion de la 17ème session du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies à Genève, ce qui a valu au Niger d’être cité comme modèle de « bonnes pratiques » en matière de respect des droits de l’homme ;

Le contexte économique

Le contexte économique de l’entreprise a également subi de profondes mutations en vue de faciliter la valorisation des potentialités minières, hydriques, agricoles et forestières. Le Gouvernement a ainsi réaffirmé le choix d’une économie de marché ouverte au reste du monde, dans un cadre intégré sous régional. Ainsi :

  • Les monopoles d’État ont ainsi été supprimés et la libre concurrence est garantie dans tous les secteurs de l’économie. L’État s’est dans cette dynamique désengagé des secteurs marchands ;
  • La création d’une structure spécialisée dans la facilitation de la création et l’accompagnement des entreprises, dénommée « la maison de l’entreprise » ;
  • La création du Conseil National des Investisseurs Privés (CNIP), placé sous la présidence de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement et avec comme Premier vice-président, le Président de la Chambre Consulaire. le CNIP est composé de Ministres et des représentants de toutes les branches économiques. Il est une instance d’analyse et de décisions, pour lever les obstacles et les entraves à l’investissement privé.
  • L’adhésion au processus d’intégration sous régionale et régionale par notre appartenance à la CEDEAO et à l’UEMOA, un marché de plus de 300 millions de consommateurs, qui est un puissant stimulant à l’investissement ;
  • Le Niger sert aussi de porte de ravitaillement pour le pays le plus peuplé de la CEDEAO (Nigéria) qui compte plus de 160 millions d’habitants, avec lequel il partage une frontière sur plus de 1.800 km ;
  • L’adhésion du Niger à l’Agence Multilatérale de Garantie des Investissements (MIGA) ;

En perspective, la bonne gouvernance, la mise en œuvre de l’Initiative « 3N », le développement des infrastructures de transports et énergétiques, l’exploitation et la diversification minière, ainsi que la modernisation des centres urbains vont relancer la croissance en 2012 avec un taux réel de 14%, selon les estimations du Fonds Monétaire International (FMI) et une évolution à 2 chiffres au cours de prochaines années.